Artistes et CONCERTS CLASSIQUES



PROGRAMME :


LISZT, "Pace non trovo" (piano, voix)


CHOPIN : Concerto pour piano n°1 en mi mineur op.11 (piano, orchestre)


BELLINI : I Capuleti e i Montecchi: "Oh! Quante volte" (voix, orchestre)


****
DONIZETTI : Lucia di Lammermoor : "Regnava nel silenzio" (voix, orchestre)


DONIZETTI : Don Pasquale: "Quel guardo il cavaliere" (voix, orchestre)


LISZT-GOUNOD : Valse de Faust (piano)


GOUNOD : Romeo et Juliette, valse de Juliette "Je veux vivre" (voix, orchestre)



Concert l'Hexameron
Ensemble à cordes "Les Enfants du siècle"
Pascal Amoyel, piano, direction
Pauline Courtin, soprano

 


*Pascal Amoyel Victoire de la Musique en 2005 dans la catégorie « Révélation soliste » a été récompensé par le Grand Prix
du Disque 2010 décerné par la Société Fryderyk Chopin à Varsovie -aux côtés de Martha Argerich et Nelson Freire- pour son intégrale des Nocturnes de Chopin.

 

Une rencontre entre deux interprètes passionnés qui décident d'unir leurs talents, et leurs générosités
d'interprétation pour créer une symbiose artistique autour d'un projet unique en France :

Monter un orchestre à cordes romantique dédié à l'interprétation du répertoire du XIXe.

 

Tout comme Chopin, qui fasciné par Bellini, retranscrivait la voix par le piano, voilà toute l'originalité et la rareté de ce programme : se replonger dans les sons tels que les entendaient les compositeurs, et associer du répertoire d'opéra à la musique instrumentale afin de revenir à la source de l'inspiration musicale telle que la percevait les compositeurs…

 

NOTES D'INTENTION :


« C'est par mon expérience d'instrumentiste sur des pianos du 19e siècle aussi différents que
Pleyel, Erard ou Bechstein que j'ai pu mesurer ces dernières années l'importance de jouer sur
instruments anciens et développer plus avant mon rapport à l'orchestre. Certaines oeuvres
que je pensais connaître parfaitement me sont alors soudain apparues sous un jour
complètement nouveau: justesses des tempi, nouveaux équilibres avec l'orchestre et les
acoustiques des salles, lectures différentes du texte musical... Ce fut un réel choc et peu à peu
le désir intarissable de perpétuer cette expérience s'instilla.

 

Entendre des sons tels que les percevaient les compositeurs implique non pas un retour vers ce qu'on nomme le passé mais vers la source toujours vivante de leur inspiration, qui nous impose des défis à chaque instant. Ceux-ci sont de taille et pourraient se résumer ainsi: respecter un texte signifie avant tout respecter cette source, c'est à dire d'abord notre ressenti à l'écoute d'une oeuvre. A ce stade,
le respect n'est plus un objectif mais un outil parmi d'autres pour retourner à l'urgence
fiévreuse et enthousiaste du compositeur. Presque paradoxalement, on pourrait dire que plus
on est à l'écoute de soi, plus le texte semble corroboré, comme si compositeur et interprète
fusionnaient alors en une vibration qui les rassemble, qui nous rassemble tous.


L'époque romantique fut peut-être plus que toute autre celle de la consécration du lien
unique tissé entre le compositeur et l'interprète. Temps heureux où aucune barrière ne les
séparait (et donc par extension de leur public), où aucune peur ne pouvait enfreindre le
jaillissement de la créativité, préservée encore de la "tradition". Cette forme de liberté se
retrouvait aussi dans l'organisation du concert, où les oeuvres n'étaient pas forcément jouées
dans leur intégralité, ou des formations diverses se côtoyaient, laissant la part belle à la voix,
en tant que célébration de la naissance de toute musique. C'est aussi avec cet esprit que nous
proposerons de renouer, avec Pauline Courtin.


Au fond, chaque tradition n'est qu'une piqûre de rappel de ce qui naquit de l'intuition
première, avant qu'elle ne se fige de peur de la voir fuir... Mais l'instant du concert est
éphémère, n'est ce pas ce qui fait justement sa beauté?


Puisse l'ensemble Les Enfants du Siècle permettre de renouer avec ces moments de liberté
d'exception qui laissent tout simplement la musique être. »
Pascal Amoyel


« Outre l'originalité évidente que cela représente, élaborer un récital conçu uniquement sur le
répertoire du XIXème m'est apparu comme un véritable défi aussi exaltant qu'exigeant.
En effet la période romantique célèbre la primauté du chant et de la voix et offre à la
soprano, amoureuse de prédilection des compositeurs de l'époque, les plus belles pages pour
exprimer l'étendue de ses sentiments et de ses tourments. Le récital "romantique" s'est alors
présenté à moi comme une aventure de réinterprétation de ces psychologies féminines
diverses et complexes, le plus souvent victimes de situation qui les mènent à la mort ou à la
folie.


Dans un souci d'authenticité, il nous a semblé à Pascal Amoyel et moi-même que le travail de
réinterprétation devait passer par un retour aux sources, c'est à dire à une musique telle que
la percevait les compositeurs. C'est ce qui a motivé notre désir de créer une formation
d'instruments anciens entièrement vouée à la musique du XIXème.


Poursuivant notre voyage-expérience dans le passé, il nous est aussi paru fondamental de
renouer avec l'esprit et l'esthétique des romantiques, de retrouver cet idéal de réjouissance
dans la liberté et le partage, cette fraternité musicale, d'où l'idée de redonner un concert sous
une forme hybride mêlant plusieurs genres et plusieurs interprètes, tel que cela se pratiquait
au XIXème. Il n'y a qu' à citer par exemple le premier concert de Chopin à Paris: à côté de son
concerto en mi mineur avec accompagnement de chambre et de ses variations sur le thème
du Don Juan de Mozart, le jeune poète solitaire avait fait appel à deux cantatrices venues
agrémenter la soirée en interprétant les succès lyriques du moment.


Voilà ce à quoi nous allons tenter de parvenir avec ce programme intitulé Hexaméron,
hommage à l'oeuvre collaborative emblématique du style de l'époque.
Par ailleurs la direction passionnée de Pascal Amoyel, virtuose français délicat au jeu
pianistique lumineux, dans un programme alliant musique vocale et instrumentale est un
gage de raffinement, de diversité et de renouveau.»
Pauline Courtin



PASCAL AMOYEL

 

En 2010, Pascal Amoyel est récompensé par un Grand Prix du Disque décerné par la Société Fryderyk Chopin à Varsovie -aux côtés de Martha Argerich et Nelson Freire- pour son intégrale des Nocturnes de Chopin. Le magazine Classica - Le Monde de la Musique a accueilli cet enregistrement comme «un miracle que l'on n'osait plus espérer : tout simplement une version idéale, qu'on écoute bouche bée, en état d'apesanteur, ravi, au sens le plus fort du terme, par tant de beauté...».
En 2009, son interprétation des Funérailles de Liszt est sélectionnée par cette même revue comme l'une des 4 références historiques. Deux ans plus tôt, son enregistrement "Harmonies Poétiques et Religieuses" de Liszt a été élu par la chaîne Arte parmi les 5 meilleurs disques de l'année.

Personnalité hors norme née en 1971, Pascal Amoyel est révélé au grand public en remportant une Victoire de la Musique en 2005 dans la catégorie « Révélation soliste ».


Pascal Amoyel montre très tôt des aptitudes pour l'improvisation au clavier sans l'avoir encore étudié. A 10 ans, lorsqu'il débute ses études à l'Ecole Normale de Musique de Paris (classe de Marc André), il est très vite remarqué par György Cziffra qu'il suit en France et en Hongrie. A 17 ans après un baccalauréat scientifique, il se consacre entièrement à la musique. Il obtient une Licence de concert à l'ENMP puis entre au CNSM de Paris (classe de Jacques Rouvier et Pascal Devoyon) où il obtient en 1992 les Premiers Prix de piano et de musique de chambre. La même année, il devient Lauréat des Fondations Menuhin et Cziffra, puis remporte le Premier Prix du Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. Il se perfectionne auprès de Lazar Berman, Aldo Ciccolini, Pierre Sancan, Daniel Blumenthal, Jean-
Paul Sevilla, Charles Rosen… C'est le début d'une carrière internationale qui l'amène à se produire en récital sur les plus grandes scènes d'Europe -Philharmonie de Berlin, Cité de la Musique, Salle Pleyel à Paris,
Bruxelles, Amsterdam…-, aux Etats-Unis, au Canada, en Russie, en Chine et au Japon, ou en soliste avec l'Orchestre de Paris (enregistrement d'un DVD), les Orchestres Nationaux de Lille, de Montpellier, l'Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Bulgare, l'Orchestre Symphonique d'Etat de Moscou, l'Orchestre Philharmonique de Wuhan…


Il aime aborder des répertoires peu visités ou mystiques, et s'investit dans la création de formes nouvelles de concert. Il crée notamment le concert-théâtral "Block 15, ou la musique en résistance" (mise en scène Jean Piat) qui a obtenu un très vif succès et a fait l'objet d'une adaptation pour France Télévisions, ainsi que "le pianiste aux 50 doigts", d'après la vie de son maître György Cziffra. Sa rencontre avec la violoncelliste Emmanuelle Bertrand est essentielle ; depuis 1999, ils forment un duo dont les enregistrements ont obtenu les meilleures récompenses : Cannes Classical Awards, Diapason d'Or de l'Année, «Choc» du Monde de la Musique, 10/10 de Classica...


Compositeur, Pascal Amoyel est Lauréat de la Fondation d'Entreprise Banque Populaire 2010. Il est notamment l'auteur du cycle «Job, ou Dieu dans la tourmente» et de «Lettre à la femme aimée au sujet de la mort» (sur des poèmes de Jean-Pierre Siméon). Il a collaboré avec des compositeurs tel Olivier Greif et est le dédicataire de plusieurs oeuvres (El Khoury, Lemeland, Agobet…). Professeur de piano et d'improvisation au CRR de Rueil-Malmaison, il s'investit également auprès du jeune public en publiant un ouvrage « Une petite histoire de la grande Musique » (bleu nuit éditeur). Toujours désireux de rendre la musique accessible au plus grand nombre, il a produit et animé sur France culture une série d'émissions intitulée « Une histoire de la Musique ». Il dirige le festival Notes d'Automne, qu'il a créé au Perreux-sur-Marne. Pascal Amoyel s'est vu décerner le Premier Grand Prix International « Arts-Deux Magots »
récompensant "un musicien aux qualités d'ouverture et de générosité". Il est Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

 

PAULINE COURTIN


Née à Aix-en-Provence, Pauline Courtin étudie la musique au Conservatoire de Marseille où elle obtient un Premier Prix de Chant à l'Unanimité. Elle poursuit ensuite sa formation en classe de perfectionnement au Conservatorio di Santa Cecilia de Rome et au CNIPAL  de  Marseille. Parallèlement, elle obtient un D.E.A en droit des Médias à l’Université d’Aix-en- Provence.


Elle débute au Teatro Argentina de Rome, dans le rôle de Blondchen dans Die Entführung aus dem Serail de Mozart, rôle qu’elle reprend au Teatro del Giglio de Lucca. Elle chante ensuite Despina dans Cosi Fan Tutte, puis le rôle titre du Pollicino de Henze et Iphis dans Jaephtha de Haendel. Elle est ensuite invitée au Teatro Comunale de Bologne, avec la création en Italie d'un opéra de Fabio Vacchi Les oiseaux de passage, dans une mise en scène de Daniele Abbado. Elle est ensuite Taumännchen et  Sandmännchen dans  Hänsel und Gretel de Humperdinck à l'Opéra de Rome.

Elle travaille sous la direction de chefs prestigieux comme Evelino Pido, René Jacobs,  Alain Guingal, Tiziano Severini, Claude Schnitzler, Philippe Auguin, Claire Gibault, Alain Altinoglu, Lothar Zagrosek, Sylvain Cambreling…

 

Ses facilités musicales lui permettent d’aborder un répertoire moderne : on a ainsi pu l’entendre à Florence au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino dans Il Letto della storia de F. Vacchi, dans le Feu, la Princesse et le Rossignol de L'Enfant et les Sortilèges de Ravel au Théâtre du Châtelet puis en tournée aux Opéras de Angers, Nantes et Rennes. Elle est ensuite engagée dans le rôle d’Ygraine d’Ariane et Barbe Bleue de Dukas à l'Opéra de Nice, dans L’Héritière de Damase à l’Opéra  de  Marseille et  Madame  Douce  Amère dans Die drei Rätsel de Glanert à l’Opéra de Montpellier. Elle tient également le rôle du Chat dans Le Luthier de Venise création de G. Dazzi au Théâtre de Rouen et au Théâtre du Châtelet.


Elle s’illustre aussi dans le répertoire classique : elle chante Eurydice  dans  Orphée  et  Eurydice de  Gluck,  Blondchen dans Die Entführung aus dem Serail à l’Esplanade Opéra de Saint-Etienne et  au Teatro Argentina à Rome, Despina de Cosi Fan Tutte au Festival de Feldkirch, Barbarina dans Le Nozze di Figaro à l’Opéra de Marseille, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris et au Barbican Center de Londres, Zerlina dans Don Giovanni au Festival de Saint-Céré, Isabelle dans L’Irato de Méhul (enregistré chez Capriccio) au Festival Beethoven de Bonn, Anna dans Die Lustigen Weiber von Windsor de Nicolaï, au Stadthalle de Bayreuth, Eurydice dans Orphée aux Enfers d'Offenbach  à l’Opéra de Dijon, Gilda
dans Rigoletto à l’Opéra National de Bordeaux.


En 2008/2009, elle fait ses débuts à l’Opéra de Paris dans Le Nozze di Figaro (Barbarina), dans Gilda de Rigoletto au Festival “Musiques au Coeur” d’Antibes , dans Papagena de Die Zauberflöte à l’Opéra de Monte-Carlo, dans Pélleas et Mélisande à l’Opéra de Manaus et Eurydice dans Orphée aux Enfers à l’Opéra de Metz et au prestigieux Théâtre de l’Archevêché (Festival international d’Aix-en- Provence).
Elle est également invitée en récital à Beyrouth avec l’Orchestre National du Liban et au Festival de Manaus pour représenter le chant français et se produit régulièrement avec l’ensemble Accentus dirigé par Laurence Equilbey (Le Paradis et la Péri, Mirjams Siegesgesang…).

 

En  2010/2011,  elle  chante dans La  Vie parisienne au Capitole de Toulouse, Ariane et Barbebleue au Concertgebouw d’Amsterdam,  Soeur Constance dans Les Dialogues des Carmélites à l'Opéra d’Avignon et reprend avec succès le rôle d’Eurydice aux Opéras de Toulon, Dijon, Versailles et  au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence.


En 2012, elle reprendra le rôle de Soeur Constance dans Les Dialogues des Carmélites à l'Opéra de Massy, Norina dans Don Pasquale au Festival de San Sebastian.
Elle donnera  aussi  une  série  de  récitals  avec le pianiste Pascal Amoyel, dans le cadre des commémorations du bicentenaire de la naissance de Franz Liszt.

Enfin, elle débutera notamment dans le rôle de Micaëla de Carmen à l' Opéra de Rouen sous la direction de Luciano Acocella.